Macron et Jean-Yves Ledrian interpellés sur le 3è mandat de Ouattara

Macron et Jean-Yves Ledrian interpellés sur le 3è mandat de Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 11 août 2020 à 11:44 | mis à jour le 11 août 2020 à 11:44

Michel Larive, député français membre de La France insoumise, veut en savoir un peu plus sur la position réelle d’Emmanuel Macron et de son gouvernement quant aux risques d’une nouvelle crise démocratique et électorale qui planent sur la Côte d’Ivoire, avec la décision du président Alassane Ouatttara de rempiler pour un troisième mandat présidentiel.

Le député Michel Larive à Macron: "Quelle est la position de la France aujourd’hui dans le dossier ivoirien ?"

«Face au risque d’une nouvelle crise électorale et démocratique en Côte d’Ivoire, quelle est la position de la France aujourd’hui dans le dossier ivoirien ? », a interrogé Michel Larive de la circonscription de l’Ariège dans une question écrite adressée au gouvernement français. Ce député membre du mouvement politique la France Insoumise, se dit très inquiet face au mutisme des autorités françaises sur la tournure que prennent les évènements en Côte d’Ivoire, avec l’annonce de la candidature du président sortant Alassane Ouattara, au scrutin présidentiel du 31 octobre 2020.

Il y a 4 mois, face au parlement, le chef de l'Etat sortant avait pris l'engagement de transmettre le pouvoir à une nouvelle génération. Cette promesse, rappelle M. Larive, lui avait valu les félicitations du Président de la République française. Emmanuel Macron avait en effet qualifié cette décision du président Ouattara de «décision historique » digne d’un « homme de parole et homme d’État ». « Quelles sont les intentions du gouvernement et de M. Le Président de la République (NDRL Emmanuel Macron) à l’aune de ce retournement de situation ? », interroge l'élu français.

La seconde préoccupation du député de l’ Ariège est adressée au ministre français Jean-Yves Ledrian qui, en juillet dernier, avait été dépêché sur les bords de la lagune Ébrié. Séjour au cours duquel ce dernier avait eu un tête-à-tête avec le chef de l’exécutif ivoirien. « Je souhaiterais connaître l’avis du ministre sur les alertes des différentes oppositions politiques ivoiriennes concernant la partialité du scrutin à venir et concernant le retour en Côte d’Ivoire de l’ ancien président ivoirien Laurent Gbagbo », a-t-il souhaité.

A moins de 3 mois de la tenue du scrutin présidentiel, le front politique se rechauffe. Opposition et pouvoir sont foncièrement divisés sur plusieurs sujets clés du processus électoral. Notamment la question de l’éligibilité du président Ouattara, la crédibilité de la CEI (Commission électorale indépendante) et le code électoral qui exclut de potentiels candidats comme Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Blé Goudé et autres.


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