En Meeting, Amon Tanoh : « Dites à Ouattara de libérer notre pays »

Marcel Amon Tanoh très révolté contre Ouattara
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 10 octobre 2020 à 20:53 | mis à jour le 11 octobre 2020 à 10:56

Plusieurs leaders de l'opposition se sont succédés au parloir, ce samedi 10 octobre 2020, au stade FHB pour accentuer la pression sur le régime Ouattara. Marcel Amon Tanoh a pour sa part appelé le chef de l'Etat à quitter le pouvoir.

Marcel Amon Tanoh à l'opposition : « N’ayez pas peur »

Marcel Amon Tanoh a officiellement rejoint le camp de l'opposition ivoirienne. L'ancien ministre des Affaires étrangères a en effet présenté sa démission du gouvernement à la suite de la désignation d'Amadou Gon Coulibaly en tant que candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) à l'élection présidentielle de 2020.

Après le brusque décès du Premier ministre, c'est le Président Alassane Ouattara qui a décidé de se présenter à ce scrutin, contrairement à sa volonté de retrait exprimée devant le Congrès, le 5 mars 2020.

Mais l'évolution de la situation au cour du pouvoir d'Abidjan n'a pas fait changer d'avis l'ancien chef de la diplomatie ivoirienne. Il a d'ailleurs déposé sa candidature à la Commission électorale indépendante (CEI) pour le prochain scrutin, mais son dossier sera rejeté par le Conseil constitutionnel.

Répondant à l'appel des formations politiques majeures de l'opposition, l'ancien chef de cabinet d'Alassane Ouattara était bel et bien présent, ce jour, au Stade Félix Houphouët-Boigny pour lancer des appels hostiles à ses anciens compagnons du camp présidentiel.

Faisant sien le mot d'ordre de désobéissance civile lancé lors d'une rencontre à la Maison du PDCI-RDA, Marcel Amon Tanoh a tenu un discours on ne peut plus incisif contre le pouvoir d'Abidjan, et celui qui l'incarne, à savoir le Président Ouattara. « Il a peur de la Côte d'Ivoire de la majorité, la Côte d'Ivoire plurielle », a-t-il lancé d'entrée, avant de chauffer à blanc la foule :

« N'ayez pas peur. Nous sommes prêts à mourir pour notre pays. Nous ne reculerons plus devant rien. Nous sommes debout. Nous en avons marre. Dites lui de libérer notre pays, de nous le rendre. »

Pendant ce temps, le Président Ouattara continue de parcourir les régions du Nord ivoirien, faisant une réelle démonstration de force à trois semaines de l'élection présidentielle.


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