Roch Kaboré et Idriss Déby se donnent la main pour le G5 Sahel

Roch Kaboré et Idriss Déby se donnent la main pour le G5 Sahel
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 15 février 2021 à 16:29 | mis à jour le 15 février 2021 à 17:07

N'Djamena abrite ces lundi et mardi, un important sommet de la force conjointe du G5 Sahel. Les chefs d'État membre de cette coalition militaire mise en place contre les terroristes et autres combattants islamistes dans la région sahélienne (plus particulièrement dans les régions du nord du Mali dites Azawad et les pays du Sahel) affluent d'ores et déjà dans la capitale tchadienne. Roch Kaboré, président burkinabè, vient d'ailleurs d'être accueilli par son homologue tchadien, Idriss Déby.

G5 Sahel : Roch Kaboré rejoint ses pairs sahéliens contre le terrorisme à N'Djamena

Face à la menace terroriste persistante dans la zone sahélienne, les dirigeants de cinq États constituant cette zone ont décidé de la mise sur pied les forces armées du G5 Sahel, cette force africaine destinée à opposer une résistance, en Afrique de l'Ouest, contre ces groupes armés qui pullulent dans les pays de la région du Sahel. Aussi, les présidents de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger se sont donné rendez-vous, ces 15 et 16 février, chez leur homologue du Tchad, en vue de préparer le passage de relais entre les forces internationales et le G5 Sahel.

Aussi, les dirigeants des cinq pays, les chefs d'Etat que sont le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Mauritanien Mohamed Ould El-Ghazaouani, le Malien Bah N'Daw, le Burkinabè Roch Kaboré et le Tchadien Idriss Déby Itno, ainsi que le président français Emmanuel Macron, en visioconférence depuis Paris, tenteront de redynamiser cette coalition militaire antiterroriste afin de la rendre plus active et efficace sur le plan sécuritaire dans la zone des trois frontières (Mali, Niger et Burkina).

À l'instar de ses autres collègues, le président du Faso, Roch Kaboré,vient d'atterrir à N'Djamena, où il a été accueilli par son homologue Idriss Déby, et eu droit à des honneurs militaires. Aussi, a-t-il tweeté : « Je suis arrivé à N’Djamena ce lundi matin pour prendre part au 7e sommet ordinaire du #G5Sahel aux côtés de mes pairs du #Tchad #Mauritanie #Mali #Niger ».

Lors du dernier Sommet ordinaire de Pau, faut-il le rappeler, la France avait décidé de l'envoi de 600 soldats français supplémentaires, les faisant passer de 4 500 à 5 100, en soutien au G5 Sahel dans ce « triangle de Bermude » que les groupes terroristes, les assaillants, les groupes rebelles, les kamikazes et djihadistes ont mis sous leur coupe depuis environ huit années. La Force française de l'opération Barkhane étant déjà en première ligne, appuyée par la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), l'armée malienne et les autres armées nationales des pays concernés, dans la lutte contre le terrorisme et autre bande sahélienne appuyé par Al-qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

À noter cependant que le chef de l'État tchadien, lors du Forum sur la paix tenu en France, avait fait cette confidence sur l'insécurité dans la région saharienne à Jeune Afrique : « Il faudrait que chacun ait joué le jeu et ait mis à disposition les moyens nécessaires. Nous, pays membres du G5 Sahel, avons eu beaucoup de réunions à travers le monde. Nos partenaires nous ont promis ciel et terre. Mais quel est le résultat ? » Aussi, face à la poursuite des actes terroristes dans cette zone, le Maréchal de l'État tchadien a ajouté : « Le problème, ce n'est pas que nous sommes dépassés, mais que nous n'avons pas les moyens de faire face. »

Face à cet aveu d'impuissance face au , il s'avère impérieux pour le Sommet du G5 Sahel et ses partenaires occidentaux déployés dans les régions maliennes, la région du Lac Tchad, aux côtés des forces nigériennes, ainsi que d'autres forces, de mieux ajuster leur stratégie contre le terrorisme afin de lutter contre les groupes armés terroristes (Boko Haram, Al-Qaïda, État islamique, AQMI) afin de venir à bout de ces djihadistes et autres forces armées.

A Bamako comme à Ouagadoudou, le gouvernement malien et l'Etat burkinabè envisagent d'ailleurs d'ouvrir des discussions avec les groupes terroristes. Les nombreuses opérations militaires avec des hélicoptères de guerre, des drones et autres armes sophistiquées n'ayant pu les éradiquer, et rendant la situation au Sahel de plus en plus délicate.

Au terme de ce Sommet, le Président Déby, chef d'état tchadien, prendra la commande opérationnelle de la force régionale (G5 Sahel). Et avec ces forces multinationales, il tentera, avec les soldats tchadiens, rompus au combat, et le déploiement de la force conjointe, d'intensifier les opérations de maintien de la paix dans ces pays africains et venir à bout du djihadisme et toutes attaques armées aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina Faso dans l'optique de stabiliser la région, et par delà la vaste région du Sahara, contre les commandos de jihadistes qui s'adonnent à toutes sortes de trafics .


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