Du nouveau dans l'attaque de N'Dotré : 12 suspects interpellés à Daloa

Attaque de N'Dotré, le sacré coup de filet des fins limiers ivoiriens
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 26 avril 2021 à 14:16 | mis à jour le 26 avril 2021 à 14:16

L'attaque de la base militaire de N'Dotré n'a pas fini de livrer ses secrets. Douze suspects ont été appréhendés par la gendarmerie nationale dans la localité de Daloa, dans le centre-ouest ivoirien. Les enquêtes se poursuivent pour en savoir davantage sur cette affaire, qui est loin d'avoir livré tous ses secrets.

Attaque de N'Dotré, le sacré coup de filet des fins limiers ivoiriens

Dans la nuit du 20 au 21 avril 2021, un mystérieux commando a pris d'assaut la base militaire projetable de N'Dotré, dans la commune d'Abobo. Les assaillants, lourdement armés, étaient venus à bord de véhicule de type 4x4 et de taxi. Dans leur volonté s'emparer dudit camp, les quidams ont aussitôt ouvert le feu sur les sentinelles postées aux différents miradors. La riposte des militaires ivoiriens ne s'est pas fait attendre.

C'en est alors suivi un échange de tirs, qui a été fatal à trois assaillants. Le quatrième, blessé, succombera à ses blessures deux jours plus tard dans un centre hospitalier d'Abidjan. Et ce, non sans avoir craché quelques morceaux sous la direction des fins limiers ivoiriens, apprend-on du Commissaire du Gouvernement.

Les trois assaillants abattus sur les lieux du combat sont deux ressortissants libériens, ainsi qu'un Ivoirien. C'est du moins ce que révèlent les pièces trouvées en leur possession. Les ratissages se sont par ailleurs poursuivis, selon le communiqué produit par le général Lassina Doumbia, chef d'état-major général de l'armée ivoirienne. Les enquêtes en cours ont permis à la Gendarmerie nationale de mettre le grappin sur douze (12) personnes soupçonnées d'avoir participé à cette attaque.

Cette arrestation s'est faite dans la zone de Daloa, dans le centre-ouest ivoirien. C'est donc à croire qu'après leur forfait à Abidjan, certains assaillants ont pu replier à des centaines de kilomètres de la capitale économique ivoirienne. À moins qu'il ne s'agisse de complices ou autres éléments supplétifs disséminés à travers la Côte d'Ivoire pour prolonger leur basse besogne. Les secrets de l'instruction imposent toutefois de garder le silence sur certains aspects de ce dossier, qui est loin d'avoir livré toutes ses facettes.


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