Abdourahmane Cissé, incarnation du «renouvellement générationnel»

La palme d'or à Abdourahmane Cissé, jeune cadre dynamique du pouvoir ivoirien
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 21 mai 2021 à 18:47 | mis à jour le 21 mai 2021 à 19:26

Abdourahmane Cissé a été promu Secrétaire général de la Présidence, avec rang de ministre. Ce jeune cadre brillant du parti présidentiel constitue à n'en point douter l'un des atouts majeurs du Président Alassane Ouattara dans sa volonté de procéder à un renouvellement générationnel.

Abdourahmane Cissé, le jeune loup aux longues dents de la présidence ivoirienne

Dès l'entame de son second mandat, Alassane Ouattara avait affirmé sa volonté de transférer le pouvoir à une nouvelle génération. À cet effet, le chef d'État ivoirien avait annoncé devant les deux chambres du Parlement ivoirien réunies en Congrès à Yamoussoukro, le 5 mars 2020, sa retraite politique au terme de son second mandat, et son intention de passer la main à une jeune génération.

Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre d'alors, par ailleurs dauphin du Président Ouattara, étant décédé, le chef du parti des houphouëtistes, le RHDP, est revenu dans l'arène politique, avant de se faire élire pour un troisième mandat ou le premier mandat de la troisième République, c'est selon. Mandat supplémentaire du reste contesté par l'opposition ivoirienne. Quoi qu'il en soit, Alassane Ouattara n'a pas renoncé à son ambition d'insuffler du sang neuf au coeur de son Administration.

Aussi, après la nomination de Patrick Achi, en remplacement d'Hamed Bakayoko, également décédé d'une courte maladie, ADO a clairement indiqué à son nouveau Premier ministre de former un nouveau gouvernement, tenant compte d'un « renouvellement générationnel ». Les ministres Mamadou Touré, de la Promotion de la jeunesse et de l'Emploi des jeunes, Amadou Coulibaly dit Am's, de la Communication, porte-parole du Gouvernement, ou encore Sidi Tiémoko Touré, de la Pêche et des Ressources halieutiques, constituent autant de jeunes qui assurent et assument la relève au sommet de l'État.

Palme d'or à Abdourahmane Cissé, jeune cadre dynamique du pouvoir ivoirien

La palme d'or est toutefois revenue à Abdouhramane Cissé, qui a été bombardé, fin mars, Secrétaire général de la Présidence de la République. Ce poste est d'autant plus stratégique que celui qui a été nommé ministre à ses 32 ans en 2013 est désormais au coeur du pouvoir ivoirien. Successeur de Patrick Jérôme Achi, le jeune cadre brillant et dynamique du Rassemblement des houphouëtististes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti au pouvoir) est devenu, au fil du temps, un personnage incontournable au coeur du système Ouattara.

À la suite de son cursus scolaire qui l'a respectivement conduit à Treichville, Port-Bouët (communes d'Abidjan), Grand-Bassam, dans la banlieue parisienne de Palaiseau, en France, à Oklahoma, aux États-Unis, puis à Londres en Angleterre, le Polytechnicien, fils d’un père entrepreneur en bâtiment et d’une mère femme au foyer, a su se frayer son chemin au coeur du pouvoir ivoirien.

Respectivement Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du Budget (19 novembre 2013 – 11 janvier 2017), Ministre du Budget et du Portefeuille de l'État (11 janvier 2017 – 19 juillet 2017), Ministre conseiller spécial auprès du Président de la République chargé des Affaires économiques et financières (19 juillet 2017 – 10 décembre 2018) et Ministre ivoirien du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies renouvelables (10 décembre 2018 à mars 2021).

Avant de devenir, le 31 mars 2021, Secrétaire général de la présidence de la République de Côte d’Ivoire. « C’est une grande responsabilité et une grande marque de confiance à son égard. Il arrive après deux illustres prédécesseurs, Amadou Gon Coulibaly et Patrick Achi. Il est conscient qu’il va devoir maintenir la qualité de travail et le rendement qu’ils avaient », déclare l'un de ses collaborateurs.

Parcours déjà très éloquent, alors qu'Abdourahmane Cissé n'aura que quarante (40) ans le 6 août prochain. Alassane Ouattara, connu pour sa rigueur au travail, ne lésine nullement pas sur les moyens pour mettre sur orbite les jeunes qu'il trouve compétents et en qui il sent des qualités de technocrates. « Quand le président a été élu, il s’est dit que c’était le moment de rentrer pour contribuer à l’effort national. Leur première rencontre a été très naturelle. Il a tout de suite senti qu’ils étaient sur la même longueur d’onde », témoigne un autre proche de « Abdou », l'appellation de ses proches, selon Jeune Afrique.


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