Tunisie: Libération de l'ancien Premier ministre, Hamadi jebali

Hamadi Jebali peut jubiler

Tunisie: Hamadi Jebali l'a échappé belle
Par Henri
Publié le 28 juin 2022 à 15:28 | mis à jour le 05 septembre 2022 à 18:14

Hamadi Jebali, ancien Premier ministre de la Tunisie, a été remis en liberté ce mardi par la justice après avoir été placé sous mandat de dépôt quelques jours plus tôt suite à des accusations de détournement et de blanchiment d'argent.

Tunisie: Hamadi Jebali l'a échappé belle

Premier ministre de la Tunisie entre 2011 et 2013, Hamadi Jebali peut pousser un ouf de soulagement après sa libération, lundi 27 juin. Selon son avocat, Samir Dilou, le juge d'instruction chargé de l'Enquête relative à l'association "Nammaa Tounes" a ordonné la remise en liberté de l'homme de 73 ans après avoir procédé à son audition.

Jeudi dernier, le parquet auprès du Pôle judiciaire antiterroriste a ordonné aux agents de l'unité centrale de la lutte antiterroriste de Bouchoucha de placer l'ancien patron du gouvernement sous mandat de dépôt alors que des soupçons de corruption pèsent sur lui.

Il avait été arrêté à Sousse dans la nuit du 23 juin par une brigade sécuritaire. Une action que ses avocats n'avaient pas apprécié dénonçant notamment une arrestation illégale. Hamadi Jebali, en guise de protestation, avait également entamé une grève de la faim depuis le samedi 25 juin.

Quelle est la nature de cette affaire de corruption?

Cette affaire qui défraie la chronique en Tunisie depuis quelques années impliquent plusieurs personnalités du parti islamiste Ennahda, en particulier Hamadi Jebali. En effet, le ministère public accuse Hamadi Jebali d'avoir participé à l'enrichissement illicite de cette association caritative. La porte-parole du ministère de l'intérieur, Fadhila Khlifi, avait déclaré au cours d'une conférence de presse que le ministère avait répéré des éléments d'indice qui attestent des opérations illicites qui ne correspondent pas à la nature de ses activités telles que déclarées.


Chef du gouvernement en Tunisie, entre 2011 et 2013, cet économiste chevronné était l'un des cadres du parti islamiste Ennahda, qui était le plus important parti au parlement tunisien avant la dissolution de ce dernier l'année dernière par le président Kaid Saed dont le parti a repris la main au sein de l'hémicycle.


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