Côte d’Ivoire : Tirs à Bouaké, Alassane Ouattara se saisit du dossier

Alassane Ouattara, Président de Côte d'Ivoire
Par Timothée Jean
Publié le 11 janvier 2018 à 10:47 | mis à jour le 11 janvier 2018 à 10:47

Interpellé par cette énième manifestation armée dans la ville de Bouaké, le Président de la République Alassane Ouattara a convoqué, ce jeudi 11 janvier 2018, un conseil national d'urgence. Objectif, en savoir davantage sur ces querelles au sein de l'armée dans cette ville.

Ouattara veut connaitre les raisons des bagarres entre soldats

Le Président Alassane Ouattara est préoccupé par le désordre qui règne au sein de l’armée basée à Bouaké, fief de la mutinerie de 2017. En effet, mardi 9 janvier 2018, des tirs ont éclaté dans la principale ville du centre du pays et ont fait planer la peur d’un affrontement armé entre militaires des forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) et les membres du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) de Bouaké. Des renforts ont été dépêchés dans la ville et tout semble revenir à la normale.

Si le calme est revenu après la vive tension de mardi soir, il reste désormais à connaitre les raisons de ce jeu de nerfs entre les pseudo garants de la sécurité des ivoiriens. Cette réunion de sécurité qui se déroulera au Palais Présidentielle aura donc pour objectif de « permettre au gouvernement d'avoir d’amples informations sur les motifs de ce qui s'est passé à Bouaké », a indiqué le porte-parole d’État, Bruno Koné Nabagné.

Des consignes fermes seront certainement données lors de cette réunion présidée par le Chef de l’État en personne, M. Alassane Ouattara. « Tout sera mis en œuvre pour que nous ayons une armée qui agit dans la discipline », a promis le porte-parole du gouvernement. Rappelons que le président Ouattara avait précisé lors de son discours du Nouvel An qu'il veut transformer l’armée en une force "véritablement républicaine".


Toutefois, cette énième échauffourée entre corps habillés lève le flou sur la capacité du gouvernement à maitriser ses troupes. Cette querelle de Bouaké tombe bien en ce qu’elle montre au gouvernement l’urgence de vite mettre de l’ordre au sein de son armée.


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus