Affrontements Policiers-Forces Spéciales: Le rôle joué par Hamed Bakayoko

Hamed Bakayoko lance un appel aux Policiers et Forces spéciales

Hamed Bakayoko parle aux policiers et militaires
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 01 octobre 2019 à 12:48 | mis à jour le 01 octobre 2019 à 14:01

Les Forces spéciales et les policiers ont eu un sérieux accrochage, le jeudi 19 septembre dernier, à la préfecture de police d'Abidjan. Ces deux composantes des Forces de défense et de sécurité (FDS) ont remis les couverts le samedi suivant avec d'autres heurts qui ont éclaté lors d'une composition au concours de sous-officiers de police au Lycée classique d'Abidjan. Le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, et son collègue de la Sécurité et de la protection civile, Vagondo Diomandé, ont réuni leurs hommes, ce dimanche 29 septembre à l'État-major des armées pour une journée de cohésion entre les deux forces.

Hamed Bakayoko lance un appel aux Policiers et Forces spéciales

Je suis très heureux d’être là ce matin avec vous à l’occasion de cette journée de cohésion, d’entente. Parce que la fraternité d’armes, quand je suis rentré dans ce milieu, c’est ce que j’ai entendu partout.

La fraternité d’armes, c’est-à-dire vous, policiers, gendarmes, militaires, dans l’organisation, on a prévu que certains soient au bureau avec leurs bics pour signer des dossiiers... La société s’est organisée pour donner des moyens à chacun pour faire son travail. Vous, on vous a élevé à un niveau de responsabilité...

Donc la fraternité entre ceux qui ont ce point commun de pouvoir détenir une arme est que ça rassure et que ce soit normal. Si on voit n’importe qui avec une arme, on est inquiet. Donc la fraternité, ça repose sur un esprit de famille. Est-ce que vous êtes une famille.

Tous répondent en coeur : « Ouiii !!! »

Quand je dis famille, chacun de nous, chacun de vous, on le sait des fois, dans votre propre famille biologique, des fois, il y a des problèmes. Mais ce n’est pas une raison pour dire que la famille n’existe pas. Ce n’est pas une raison pour qu’on ne soit pas capable de surmonter ces palabres pour que l’unité de la famille revienne...

Et je suis heureux de vous voir en joie. Je sens que ce n’est pas feint, ce n’est pas semblant. Parce que si on reste dans les palabres, on donne l’occasion à l’ennemi commun qui est l’insécurité, le terrorisme, le banditisme de venir nous frapper. Quelles que soient les difficultés, vous devez vite vous retrouver. C’est pourquoi il faut un bon engagement, un auto-engagement. Parce qu’un groupe, l’un peut s’énerver... Mais il doit avoir quelqu’un pour dire « Calme-toi »...

Et je veux que vous puissiez très vite oublier ce qui s’est passé pour vous rassembler. Soyez une famille. Vous voyez, dès qu’on dit qu’il y a des problèmes, les ennemis ne sont pas loin. On a dit que les FS et les Policiers ont eu des problèmes, les gens se sont débrouillés pour aller attaquer le commissariat de Yamoussoukro. Et quelques jours après, ils sont allés attaquer le camp de gendarmerie de Guiglo pour qu’on se dise « on est en règlement de compte », les gens ont peur. Mais aujourd’hui, grâce aux enquêtes, vous saurez bientôt. On a commencé à arrêter ceux qui ont fait ça. Ils n’ont rien à voir avec les policiers, ils n’ont rien à voir avec les FS (Forces spéciales), ils n’ont rien à voir avec les militaires. Mais ils voulaient profiter pour semer la confusion. Sans doute quand le mur se fissure, le lézard rentre dedans. Donc, soyez unis parce que vous allez vous protéger, vous allez vous défendre, vous allez vous aider. La solidarité, c’est quelque chose de fort, parce que votre métier a quelque chose de commun qu’aucun autre métier n’a. Votre métier est dangereux, donc il faut que vous soyez ensemble...

Il y a moment, il peut avoir des situations. Mais très vite, on se retrouve. C’est pourquoi je veux vous féliciter, les grands commandements, le Chef d’état-major, son adjoint, le DGPN (Direction générale de la police nationale) et le Commandant supérieur de la gendarmerie qui, très vite, on fait ce qu’il fallait faire. Ils vous ont trouvés, ils vous ont parlé, ils vous ont calmés. Aujourd’hui, nous-mêmes les ministres, nous sommes venus à ce moment de cohésion pour également renforcer ce qu’ils vous ont dit. Il n’y a rien de mieux que l’entente. Celui qui vous dit le contraire, il vous a menti. Parce que, quand les problèmes commencent, aujourd’hui tu as gagné, demain, tu vas perdre. Et de vengeance en vengeance, on ne s’en sort pas.

Or notre pays a besoin de nous tous. Et un jour, vous allez avoir besoin, chacun, l’un de l’autre. Et vous-mêmes vous le savez, vous faites beaucoup de choses ensemble. La Formation commune de base (FCB), vous la faites toujours ensemble... L'amour qui est entre vous, il faut que ça revienne. Ne laissez personne rire de vous. Je félicite les grands commandements, parce qu'ils ont montré l'unité. Et je vais vous dire. On s'entend tous au service du pays sous l'égide du Président de la République, le chef suprême des armées, le Président Alassane Ouattara...

J'ai été ministre des policiers. J'ai appris à les aimer, j'ai appris à les protéger, j'ai appris à faire corps avec eux. Aujourd'hui, je suis avec les militaires. Et donc je ne peux pas être heureux quand vous vous chamaillez... Nous savons que le pays a besoin de paix, parce que, quand il n'y a pas la paix, tout le monde à des problèmes... A vous les responsables des hiérarchies, parlez à vos hommes... Je compte sur vous. Soyez une famille soudée autour de votre chef. On sera à vos côtés...

Je voulais symboliquement que deux éléments des FS avancent, deux policiers avancent, deux gendarmes avancent pour donner l'image de la paix retrouvée.


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus