Burkina Faso : Attaque à Inata, au moins 19 gendarmes et 1 civil tués

Le Burkina Faso subit une lourde perte dans les rangs de ses FDS
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 15 novembre 2021 à 10:27 | mis à jour le 15 novembre 2021 à 10:27

Le dimanche 14 novembre a été très sanglant au Burkina Faso. Au moins dix-neuf (19) gendarmes et un civil ont péri dans une attaque perpétrée dans la région du Soum, sur le site minier d’Inata.

Le Burkina Faso subit une lourde perte dans les rangs de ses FDS

La situation va de mal en pis au Burkina Faso. C’est le moins que l’on puisse dire après les attaques à répétition que ne cesse de subir le pays des hommes intègres. La dernière attaque est d’autant plus effarante qu’elle a causé près d’une vingtaine de morts, selon un bilan provisoire, au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Des sources sécuritaires rapportent en effet que des hommes lourdement armés venus sur des motos et des véhicules pickup ont lancé un assaut contre un détachement de la gendarmerie sur le site de l’ancienne mine d’Inata, dans la province du Soum, dans la zone des trois frontières Mali, Niger et Burkina Faso. Ces quidams étaient déjà sur place dès 3h et y sont restés jusqu’à 6h.

Au moins vingt personnes, dont dix-neuf gendarmes et un civil, ont été tuées cours de cette attaque. Et là, ce n’est qu’un bilan provisoire, car de nombreux gendarmes manquent jusque-là à l’appel. Côté assaillants, aucun bilan n’est pour l’instant disponible. La riposte des éléments de la Maréchaussée, appuyés par l’armée de l’air, a toutefois permis de repousser ces assaillants et reconquérir le site attaqué.

« Des chiffres toujours difficiles à accepter lorsque nous avons des victimes depuis que nous sommes dans cette situation de guerre », a déploré Ousséni Tamboura, porte-parole du gouvernement, avant d’ajouter : « Nous continuons à subir des attaques injustes qui nous font perdre des hommes. »

« Nous avons subi une attaque lâche et barbare, mais les hommes ont résisté avec bravoure face à l’ennemi », a pour sa part renchéri Maxime Koné, ministre burkinabè de la Sécurité.

À noter qu’il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières subies par les forces de défense et de sécurité depuis le début des attaques au Burkina Faso. Sept policiers avaient également péri, vendredi 12 novembre, lors d'une attaque dans la même région.


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