RDC: 670 soldats démobilisés veulent intégrer les FARDC

RDC: Des soldats démobilisés sollicitent leur réintégration au sein des FARDC
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 02 août 2021 à 13:57 | mis à jour le 02 août 2021 à 13:57

Au moins six cent soixante-dix ex-militaires démobilisés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), sollicitent leur réintégration dans les rangs de l'armée nationale.

RDC: Des soldats démobilisés sollicitent leur réintégration au sein des FARDC

En République démocratique du Congo, au moins 670 soldats démobilisés des FARDC, venus des quatre coins du pays, ont exprimé leur volonté de réintégrer les rangs de l'armée nationale. Selon Radio Okapi, ces anciens soldats, se disant abandonnés par les autorités congolaises alors que le président de la République avait intimé l’ordre de les réintégrer au sein des FARDC, se sont regroupés, dimanche 1er août dans la ville de Kikwit dans la province du Kwilu, pour solliciter l'aide du chef de l' Etat Félix Tschisekedi.

« Pendant une année et sept mois, nous demeurons sans suite favorable. Nous nous demandons, le président de la République dans ses deux discours a donné l’ordre que nous devons tous intégrer l’armée de notre pays. Mais nous sommes ici regroupés sans ration, sans tenue; nous sommes jusque-là en tenue civile, sans assistance de la part de l’État congolais », a indiqué le commandant en second de ce bataillon, Lwasangu Musasa Daniel.

Ce dernier sollicite l'implication personnelle du président Tschisekedi, commandant suprême des Forces armées congolaises et de la Police nationale congolaise (PNC). "Nous sommes bien formés depuis la deuxième République. Nous sommes prêts à le soutenir et à défendre les intérêts de notre territoire national", a déclaré le porte-parole de ces soldats démobilisés. Lwasangu Musasa Daniel plaide pour plus de "considération" et pour leur "réintégration » dans l’armée pour défendre le territoire congolais. La République démocratique du Congo, faut-il le rappeler, fait face à de récurrentes attaques attribuées à des groupes armés rebelles très actifs dans les régions de l'est du pays, notamment dans le Sud et le nord-Kivu.


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