Mali: Bah N'Daw et Moctar Ouane désormais libres de tous mouvements

Mali : Moctar Ouane et Bah N'Daw
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 27 août 2021 à 18:28 | mis à jour le 27 août 2021 à 18:28

Assignés en résidence depuis le 24 mai dernier, l'ex-chef de la transition au Mali, Bah N'Daw, et son Premier ministre Moctar Ouane sont désormais libres de tous leurs mouvements, selon un communiqué du comité local de suivi de la transition (CLST).

Mali : L'ex-président Bah N'Daw et Moctar Ouane recouvrent entièrement la liberté

Bah N'Daw et Moctar Ouane sont désormais libres de tous leurs mouvements. La mesure d'assignation en résidence surveillée, prise à l'encontre de l'ancien président de la transition au Mali et de son ancien Premier ministre, a été levée ce vendredi 27 août 2021.

" Le comité local de suivi de la transition se félicite de la décision du gouvernement de lever toutes les mesures restrictives concernant l'ancien président de la transition SEM Bah N'Daw et l'ancien Premier ministre, M. Moctar Ouane", apprend-on. Le CLST félicite également le président Assimi Goïta et le gouvernement malien de transition, pour les dispositions prises pour assurer à ces deux personnalités, le bénéfice des droits attachés à leurs statuts d'ancien chef de l'État et d'ancien Premier ministre.

Les deux personnalités avaient été interpellées le lundi 24 mai 2021 par des militaires, puis conduits au camp de Kati (à une quinzaine de kilomètres de Bamako), quelques heures seulement après l’annonce de la composition d’un gouvernement excluant plusieurs cadres de la junte militaire, sur les antennes de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM).

Aucune raison, ni explication officielle n’avaient été avancées par le gouvernement de transition pour justifier la privation de la liberté de mouvements de ces deux personnalités. Une situation qui avait en son temps provoqué la colère des avocats des deux détenus. Me Mamadou Ismaïla Konaté, avocat des détenus, n’excluait pas de porter cette affaire devant des juridictions sous-régionales ou de saisir l’ONU, si les démarches entreprises en vue de leur libération, ne prospéraient pas.


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