Soro poursuivi par la justice française : Banchi demande pardon

Soro poursuivi par la justice française : Banchi demande pardon
Par K. Richard Kouassi
Publié le 25 novembre 2021 à 17:46 | mis à jour le 25 novembre 2021 à 17:46

Proche de Guillaume Soro, Roger Banchi suit de près l'affaire judiciaire dans laquelle est impliqué son mentor à la suite d'une plainte déposée par Michel Gbagbo en France. Il a récemment demandé au fils de Laurent Gbagbo de pardonner.

Roger Banchi : "Traquer un exilé politique ?"

Guillaume Soro est dans le collimateur de la justice française. Michel Gbagbo a porté plainte en France pour "enlèvement, séquestration, traitement inhumain et dégradant". Dans le cadre de cette affaire, la juge Sabine Khéris a adressé une convocation à l'ancien président de l'Assemblée nationale ivoirienne pour sa première comparution. "Je vous invite à vous présenter le 24 novembre 2021 à 15:00 à mon cabinet bureau 13-31 - ascenceur IGH-SUD au tribunal judiciaire de Paris - Parvis du Tribunal de Paris", avait recommandé la juge française.

Roger Banchi, l'un des partisans du leader de GPS (Générations et peuples solidaires), s'est insurgé contre la traque de Guillaume Soro, un "exilé politique. "Entre nous Ivoiriens ? Après ce que nous avons tous traversé ; et devrions-nous avoir appris de cette traversée ? Mon frère Michel, il faut te ressaisir. Je ne te juge pas, je te demande pardon au nom de Jésus-Christ !", a tweeté l'ancien membre de la rébellion ivoirienne.

Poursuivant, Roger Banchi a dénoncé les "coups bas". "Non ! Noblesse oblige. Autant je peux comprendre la rancoeur que peut entretenir le clan Laurent Gbagbo contre le président Guillaume Kigbafori Soro ; mais un peu moins, ce désir de vengeance peu catholique…mais par ce moyen ?Ignoble !", a lâché le soroiste.

Par ailleurs, les avocats de Guillaume Soro ont purement et simplement déposé un recours en nullité. Le conseil de l'ex-député de Fresco a fait remarquer que la procédure contre leur client viole les règles de droit international coutumier, notamment l'immunité de juridiction dont bénéficient les organes et représentants légaux de l'État pour les actes réalisés dans leurs fonctions.


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