2 ans d'exil de Guillaume Soro : Le GPS se souvient du 23 décembre...

2 ans d'exil de Guillaume Soro : Le GPS se souvient du 23 décembre...
Par K. Richard Kouassi
Publié le 23 décembre 2021 à 13:24 | mis à jour le 23 décembre 2021 à 13:24

Le 23 décembre 2019, l'avion transportant Guillaume Soro en provenance de la France n'a pu atterrir à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. L'ancien président de l'Assemblée nationale vit depuis en exil en Europe. Deux ans après, les militants de GPS (Générations et peuples solidaires) se souviennent...

Guillaume Soro en exil, le GPS demeure motivé

Guillaume Soro est loin de ses partisans depuis deux années. L'ex-chef rebelle a entamé un exil le 23 décembre 2019. Après un long séjour en Europe, il avait décidé de regagner Abidjan afin de lancer sa campagne pour l'élection présidentielle d'octobre 2020. Mais le fondateur de GPS (Générations et peuples solidaires) n'a pu fouler le sol ivoirien. Alors qu'il revenait de la France, son avion a été dérouté au Ghana.

Le pouvoir d'Abidjan a même lancé un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro. Des partisans de l'opposant ivoirien, dont Alain Lobognon, Koné Tehfour, Koné Kamagaté Souleymane dit Soul To Soul, regroupés au siège de GPS ont été interpellés par les forces de l'ordre.

Deux ans après, Guillaume Soro est toujours en exil. Les proches de l'ancien Premier ministre d'Alassane Ouattara assurent que malgré l'absence de leur leader, ils demeurent mobilisés. "Dans sa volonté de soumettre@SOROKGUILLAUME, et face à la résistance de ce dernier, le régime d'Abidjan a usé de tous les moyens iniques pour parvenir à ses fins. C'était sans compter sur la détermination et le stoïcisme des militants, partisans et sympathisants de #GPS", a déclaré Générations et peuples solidaires dans une note.

Les soroistes avancent que depuis le 23 décembre 2019, la justice ivoirienne "qui n'était déjà pas un exemple de probité, a achevé de convaincre les plus optimistes qu'elle est totalement aux ordres du palais présidentiel". Ils estiment que les juges ont condamné des "innocents, parce qu'on veut voir un adversaire politique se soumettre".

Toutefois, les membres de GPS ont précisé que toutes sortes de "tentatives d'humiliation, d'arrestation, et même, d'assassinat" ou encore la "persécution de ses familles biologique et politique" et la "séquestration et torture de ses frères de sang et de ses fidèles compagnons" n'entachent en rien leur engagement auprès de Guillaume Soro.


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