RDC: Moïse Katumbi en colère, après la répression d'une manifestation

RDC : Grosse colère de Moïse Katumbi après la répression d'une manifestation
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 18 janvier 2022 à 20:06 | mis à jour le 18 janvier 2022 à 20:06

En République démocratique du Congo (RDC), l'opposant Moïse Katumbi, a affiché une grosse colère à la suite de la dispersion d'une marche pacifique, initiée par l' Alliance des forces pour le bien-être des Congolais (ABFC).

RDC : Colère de Moïse Katumbi après la dispersion d’une marche pacifique

La dispersion par les forces de défense et de sécurité d'une marche de protestation, initiée par l'ABFC, proche de Joseph Kabila, a fait sorti de sa colère l'opposant Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga. Moise Katumbi, « condamne fermement l’usage disproportionné de la force et le recours à la violence pour réprimer la manifestation pacifique organisée en faveur de la libération du pasteur Ngoy Mulunda. Les tirs à balles réelles et l’usage intempestif des gaz lacrymogènes sont injustifiables ».

Selon les médias locaux, ces manifestants réclamaient la libération de Ngoy Mulunda, l’ancien président de la commission électorale. Cette marche devait partir du square Georges Arthur Forrest pour s'achever au gouvernorat de province où un mémorandum devait être lu et déposé à l’autorité provinciale.

Selon le député Felix Kabanga, parmi les meneurs des protestataires, « le pasteur Mulunda est victime d’une injustice ». Des témoins ont indiqué que la police a dispersé la marche pacifique à coups de gaz lacrymogène et de balles réelles. Le député Matthieu Kasunka a, pour sa part, déploré « beaucoup de blessés" lui-même y compris. "Il y a aussi des arrestations », a-t-il ajouté.

Ngoy Mulunda a été interpellé pour des propos tenus le 16 janvier 2021. « S’ils ne veulent pas que le Katanga se coupe, ils doivent respecter nos dirigeants et plus particulièrement notre leader, le président honoraire et sénateur à vie, Joseph Kabila », avait-il déclaré.

Poursuivi pour « incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté intérieure de l’État », il purge une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 250 dollars. Non satisfait de la sentence, il s'est pourvu en cassation.




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