Côte d’Ivoire - Attentat de Grand-Bassam: Le procès livre des secrets

Six ans après l'attentat de Grand-Bassam, les présumés auteurs sont devant les juridictions ivoiriennes
Par Team Afrique Sur 7
Publié le 08 décembre 2022 à 16:47 | mis à jour le 08 décembre 2022 à 16:47

Le procès de l'attaque terroriste de Grand-Bassam était à son 3è jour, le 7 décembre 2022. Le procureur de la République Adou Richard profite de son expertise et pousse le troisième accusé Cissé Hantao, à craquer.

Six ans après l'attentat de Grand-Bassam, les présumés auteurs sont devant les juridictions ivoiriennes

Le mercredi 7 décembre 2022 était le troisième jour du procès de l'attaque de Grand-Bassam. A la barre, se trouve Cissé Hantao Hag Mohamed. Il a été interrogé par Adou Richard, le procureur de la République. Cissé Hantao s'est présenté à la barre comme l'une des quatre (4) personnes qui ont quitté Abidjan pour Grand-Bassam le jour des faits. Toutefois, ses réponses semblaient contenir beaucoup d'insuffisances.

L'homme soutenait tantôt, être allé seul à Bassam, tantôt qu'ils étaient quatre. De plus, l'accusé a déclaré ne pas connaître Kounta Dallah, considéré comme le cerveau de l'attentat qui a officiellement fait 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le représentant du ministère public, Adou Richard a élaboré une stratégie qui a fini par faire craquer le témoin.

"Est-ce que vous connaissez Kounta Dallah ? Vous disiez non. Pourtant, il vous suivait à la gare de Bassam à Treichville quand vous alliez faire des achats, il vous a aussi suivi à Koumassi, marché. Vous l'avez aussi vu à Adjouffou. Donc, une fois encore, M. Cissé, combien de fois, vous avez vu Kounta Dallah ?", a démontré Adou Richard.

L'accusé Cissé Hantao, visiblement pris à son propre jeu, avoue : "J'ai vu Kounta Dallah trois fois"

Son avocat, Me Éric Saki, a justifié cela par des problèmes d'incompréhension et a demandé l'intervention d'un traducteur pour que son client s'exprime dans sa langue. « Les enjeux sont énormes. Nous voulons éviter une erreur judiciaire », a-t-il déclaré. Cette requête a été rejetée par les juges qui estiment que les droits de l'accusé sont saufs. Il n'est pas apparu que l'accusé ne parlait pas suffisamment français, selon le président de la Cour. Il affirme l'avoir ramené à l’aéroport le lendemain de l’attentat. Kounta Dallah lui aurait alors remis le véhicule dans lequel avaient été cachées les armes, avant de rentrer à Bamako.

Rita Sorgho www.Afrique-sur7.ci


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