Traquée par un "brouteur", une dame se donne la mort

Traquée par un
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 octobre 2021 à 10:42 | mis à jour le 08 octobre 2021 à 11:17

Un jeune cyberdélinquant ivoirien, aussi appelé "brouteur", a poussé une Européenne à se donner la mort. La pauvre dame ne supportait plus le chantage du cyber délinquant, révèle la PLCC (Plateforme de lutte contre la cybercriminalité).

Un "brouteur" interpellé pour menaces de publication d'images à caractère sexuel

VM pensait avoir trouvé son âme sœur via les réseaux sociaux. Malheureusement, cette "idylle" qu'elle croyait mener avec un certain David Lefebvre lui a coûté la vie. Tout commence quand la dame qui vit en Europe fait la connaissance de cet individu sur TikTok, un réseau social très en vogue.

Au fil du temps, à la suite de nombreuses conversations, une histoire d'amour s'installe entre les deux internautes. En réalité, un cyberdélinquant, communément appelé "brouteur", se cache derrière l'identité de David Lefebvre.

VM s'en rend compte quand elle reçoit des images d'elles qu'elle avait envoyé à son "amoureux" lors d'échanges érotiques, rapporte la PLCC (Plateforme de lutte contre la cybercriminalité).

Le "brouteur" menace de publier l'intimité de VM sur la toile, à moins qu'elle lui verse de l'argent. David Lefebvre est sûr de détenir une poule aux œufs d'or et multiplie les demandes d'argent. Désemparée, la victime casse la tirelire en vidant son compte bancaire. Elle va même jusqu'à s'endetter auprès de ses proches.

À un moment, VM est au bout du rouleau et craque devant les pressions financières et psychologiques du "brouteur". Malheureusement, le pire survient. L'Européenne se suicide. Mais avant de se donner la mort, elle prend le soin de laisser une lettre à travers laquelle elle livre les raisons de son suicide.

La police française ouvre une enquête au cours de laquelle elle découvre une piste qui la mène en Côte d'Ivoire. Les enquêteurs français sollicitent une coopération ivoirienne. La Direction de l'informatique et des traces technologiques (DITT) est saisie.

À la suite des investigations, la PLCC met le grappin sur DM dans la commune populaire de Yopougon. Le suspect nie les faits. Pourtant, des preuves l'accablent. Finalement, il a été conduit devant le parquet.

Il pourrait être poursuivi pour usurpation frauduleuse d'éléments d'identification de personne physique, menaces de publication d'images à caractère sexuel, escroquerie via un système d'information et homicide involontaire.


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