Riviera : "Laveur mort au commissariat", le corps interdit à la police

Riviera :
Par K. Richard Kouassi
Publié le 19 novembre 2021 à 17:35 | mis à jour le 19 novembre 2021 à 17:47

L'affaire de la mort d'un laveur d'autos au commissariat du 18e arrondissement de la Riviera 3 défraie actuellement la chronique en Côte d'Ivoire. Un jeune homme aurait perdu la vie alors qu'il était en garde à vue dans ce poste de police. Devant une telle situation, le contre-amiral Ange Kessi, commissaire du gouvernement, a ordonné l'ouverture d'une enquête tout en interdisant la dépouille aux enquêteurs de la police criminelle.

Mort d'un laveur d'autos à la Riviera : Ange Kessi ouvre une enquête

La nouvelle a été largement relayée sur la toile. Un jeune homme répondant au nom de Konaté Mohamed, employé dans un lavage d'auto, n'est plus. Il est décédé après avoir été conduit au commissariat du 18e arrondissement de la Riviera 3. Selon certaines informations, quand un client est revenu sur le lieu de travail de Mohamed pour signaler la disparition d'un accessoire de son véhicule, les employés du lavage auto lui font savoir qu'ils ne pouvaient pas endosser la responsabilité de cette perte.

Selon le témoignage du propriétaire du lavage auto qui se trouvait en voyage au moment des faits lorsqu'il a été informé de la situation, il a informé le client que son entreprise ne pouvait pas endosser la responsabilité vu que celui-ci avait auparavant quitté le lavage après la prestation de service, avant de revenir. Il n'en fallait pas davantage pour mettre le client en colère. L'homme quitte les lieux tout furieux et revient quelques minutes plus tard en compagnie d'agents de police. Les policiers embarquent Konaté Mohamed et deux de ses collègues dont une dame enceinte de quatre mois, la gérante.

Une fois au commissariat du 18e arrondissement, le sieur Koné et ses amis sont placés derrière le comptoir. Plus tard, la jeune fille est libérée grâce à son état de grossesse. Malheureusement, Koné Mohamed est décédé dans des conditions non encore élucidées. Il se serait tordu de douleur avant d'être conduit à l'hôpital d'Anono, puis ramené au commissariat de police.

Le dimanche 14 novembre 2021, Mohamed a piqué une autre crise dans sa cellule. Mais cette fois, il rend l'âme au poste de police. Informé, le contre-amiral Ange Kessi Kouamé a ordonné l'ouverture d'une enquête. Le procureur militaire a également interdit aux enquêteurs de la police criminelle de s'approcher de la dépouille de Konaté Mohamed tant que l'on a pas les résultats de l'autopsie.


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