BF/Terroristes abattus: La gendarmerie lance un appel à témoignages

La gendarmerie en quête de renseignements pour traquer les terroristes
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Publié le 12 juin 2018 à 12:40 | mis à jour le 12 juin 2018 à 12:40

La gendarmerie burkinabè a diffusé lundi sur sa page Facebook la photo des trois "terroristes" abattus lors d’un assaut des forces de sécurité le 22 mai à Rayongo, un quartier périphérique de Ouagadougou, et lancé un appel à témoignages.

La gendarmerie disposée à combattre les terroristes

La gendarmerie "prie toute personne les ayant aperçus antérieurement ou qui aurait des informations sur eux de bien d’appeler le 16, Le 17 ou le 1010, ou de se rendre à la brigade de gendarmerie ou le commissariat de police le plus proche".

Le 22 mai, entre 01H30 et 08H00 (GMT et locales), l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale (USIGN) a lancé un assaut contre quatre terroristes présumés, de nationalités burkinabè et malienne, retranchés depuis le 10 mai dans une villa à Rayongo.

Trois d’entre eux ont été abattus (deux burkinabè et un malien) et un (malien) a pu être capturé vivant.

Par ailleurs, un gendarme a succombé à ses blessures et quatre autres ont été blessés. Deux des civils du voisinage de la villa ont également été blessés. Et une trentaine de personnes ont été interpellées pour des vérifications d’identité.

Selon Maïza Sérémé, procureure du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, "il est établi" que les quatre individus qui "appartiendraient au même groupe terroriste Al Mourabitoune, un des groupes composant le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans)" projetaient "une attaque dans la capitale, courant mois de juin 2018 contre des cibles importantes".

"L’enquête révèle un lien entre les occupants de la villa et les assaillants des attaques terroristes du 2 mars 2018", a soutenu la procureure.

Le 2 mars à Ouagadougou, des hommes "lourdement armés" ont simultanément attaqué l’état-major général des armées et l’ambassade de France, distants d’environ deux kilomètres.

Ces attaques, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de groupes islamistes (formée le 1er mars 2017 et dirigée par le Malien Iyad Ag Ghali), ont fait huit morts parmi les forces de défense et de sécurité (sur les deux sites), huit assaillants abattus et 85 blessés dont 24 civils.


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