Affaire Soro: Ce qui s’est passé à la MACA avec Lobognon, Soul To Soul..

La vérité sur la tentative d’enlèvement de Lobognon, Soul To Soul et autres proches de Soro à la MACA
Par David Yala
Publié le 08 janvier 2020 à 19:11 | mis à jour le 08 janvier 2020 à 19:19

On en sait un peu plus sur la supposée tentative d’enlèvement d’Alain Lobognon, Soul To Soul et autres détenus pro-Soro à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

La vérité sur la tentative d’enlèvement de Lobognon, Soul To Soul et autres proches de Soro à la MACA

Arrêtés depuis le 25 décembre 2019, quinze proches de Guillaume Soro parmi lesquels figurent 5 Députés ‘’couverts par l’immunité parlementaire et trois présidents de partis politiques d’Opposition, légalement constitués’’, croupissent dans les geôles de la MACA.

Selon une alerte lancée un peu plus tôt par Moussa Touré, le directeur de la communication de Soro, dans la nuit du mardi 07 au mercredi 08 janvier 2020, un escadron d’éléments de la FRAP (Force de Recherche et d’Assistance de la Police) se serait rendu à la Maison d’Arrêt de Correction d’Abidjan pour extraire de leurs cellules MM. Alain Lobognon, Koné Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul et Babou Traoré.

Dans une note de Générations et peuples solidaires (GPS), publiée ce mercredi, il ressort que c’est dans la nuit du 7 au 8 janvier 2020, peu avant 23h qu’il a été demandé aux trois détenus sus cités de suivre des agents de la FRAP et du CCDO pour une destination inconnue, sur consignes verbales du Directeur des Affaires Pénitentiaires (DAP), le juge Coulibaly.

«Leurs réclamations insistantes de parler à leurs avocats et à leurs familles, leur demande de voir un ordre écrit du DAP délivré au régisseur, ainsi que la demande de connaître leur destination finale, n’ont pu permettre à l’opération nocturne de connaître meilleur sort », explique le communiqué de presse GPS - Europe.

Face à cette situation de détention ‘’illégale et arbitraires d’Opposants ivoiriens’’ dans laquelle se retrouvent ses membres, le mouvement de Guillaume Soro demande aux organisations internationales de protection des droits de l’homme et aux organisations ivoiriennes de droits de l’homme, notamment le Conseil national des droits de l’homme (CNDH-CI) de se saisir du dossier.

En attendant la réaction des avocats des mis en cause sur le même sujet, la Délégation européenne de GPS dit inviter les pays amis de la Côte d’Ivoire, les chefs des États de la Cedeao, les autorités politiques et judiciaires ivoiriennes, ainsi que tous les députés de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à mettre fin à cette situation qui défie toute compréhension de détention de citoyens ivoiriens qui demandent à jouir de leurs droits constitutionnels, politiques et judiciaires.


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