Guillaume Soro, au coeur des différentes "rébellions" ivoiriennes

Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 29 septembre 2020 à 14:40 | mis à jour le 29 septembre 2020 à 16:38

Guillaume Soro ne veut laisser aucun répit au pouvoir d'Abidjan, à une trentaine de jours de l'élection présidentielle de 2020. L'ancien chef rebelle explique dans un nouveau tweet, les différentes rébellions qu'a connues la Côte d'Ivoire.

Guillaume Soro : « Ils se sont rebellés et ont combattu pour… »

Candidat à l'élection présidentielle de 2020, Guillaume Soro a vu son dossier invalidé par le Conseil constitutionnel à cause de sa condamnation à 20 ans d'emprisonnement par la justice ivoirienne dans l'affaire de « recel et détournement de deniers publics". La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) a cependant appelé les autorités ivoiriennes à surseoir à l'application de cette peine et à réhabiliter la candidature du président de Générations et peuples solidaires (GPS) pour le prochain scrutin.

L'opposition ivoirienne appelle par ailleurs à une désobéissance civile en vue de, non seulement, protester contre la candidature d'Alassane Ouattara à un 3e mandat, mais également pour exiger que ceux dont les dossiers ont été rejetés, soient déclarés candidats. Lors de son interview sur Afrique Media, l'ancien Président de l'Assemblée nationale ivoirienne a quelque peu levé un coin de voile sur la recette qu'il entend mettre en oeuvre pour ne pas que la présidentielle du 31 octobre se tienne, ainsi qu'il l'a déclaré lors de sa conférence de presse, le 17 septembre dernier.

Sur son compte Twitter, ce mardi, l'ancien patron des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) a publié un message bien curieux. « Ils se sont rebellés et ont combattu pour obtenir les indépendances dont nous sommes aujourd’hui fiers. Nos aînés en 1990 n’ont pas fui leurs responsabilités face aux Partis uniques. Ils se sont rebellés et ont combattu pour y mettre fin et obtenir le multipartisme », a-t-il tweeté.

Soro Kigbafori Guillaume, en citant les différentes « rébellions » menées par ses aînés, a toutefois omis de citer la sienne qu'il a dirigée entre 2002 et avril 2011. Serait-ce une dénégation de son propre fait d'armes ? En rappelant le combat de l'indépendance et celui du multipartisme, le Député de Ferkessédougou serait-il en train d'annoncer un nouveau front ?


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