Sidi Touré Tiémoko accuse gravement la cour africaine

Sidi Touré nie la compétence de la cour africaine
Par K. Richard Kouassi
Publié le 09 octobre 2020 à 11:33 | mis à jour le 09 octobre 2020 à 11:33

Sidi Touré Tiémoko n'est pas du tout satisfait de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP). Depuis Bruxelles, le porte-parole du gouvernement ivoirien a lourdement critiqué la cour basée à Arusha dont il nie la compétence.

Sidi Touré nie la compétence de la cour africaine

À la mi-septembre 2020, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a ordonné aux autorités ivoiriennes de "surseoir à l’exécution de tous les actes pris à l’encontre du Requérant Guillaume Kigbafori Soro subséquemment à l’ordonnance du 22 avril 2020 jusqu’à la décision de la cour sur le fond de la cause", mais aussi de "prendre toutes les mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles empêchant au Requérant Guillaume Kigbafori Soro de jouir de ses droits d’élire et d’être élu notamment lors de l’élection présidentielle d’octobre 2020".

Quelques jours plus tard, la CADHP s'est penchée sur le cas de Laurent Gbagbo. En effet, elle a intimé l'ordre au pouvoir d'Alassane Ouattara de suspendre "l'inscription de la condamnation du président Laurent Gbagbo sur le casier judiciaire et sa réintégration sur la liste électorale". Le gouvernement ivoirien, faut-il le rappeler, a opposé un refus catégorique à ces injonctions de la cour africaine.

Sidi Touré Tiémoko, invité de la tribune Bruxelles Press club TV, a encore réitéré la volonté de l'Etat de Côte d'Ivoire de ne pas se soumettre aux exigences de la cour africaine. "Nous reconnaissons l’instrument, mais nous ne reconnaissons pas la compétence", a lancé le porte-parole du gouvernement. Puis Sidi Touré de préciser : "La Côte d’Ivoire n’a pas décidé de quitter la Cour." Il n'a pas manqué de pointer du doigt la grande ingérence de la CADHP dans la vie des Etats.

Pour Sidi Touré Tiémoko, "la reconnaissance de la compétence de la cour africaine enlève à nos états, l’exercice de leur souveraineté". Guillaume Soro, depuis l'exil, s'appuie sur l'arrêt de la cour africaine pour assurer qu'il demeure éligible à la présidentielle du 31 octobre.


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