Guinée: Pourquoi la junte récuse la nomination de Ibn Chambas

Guinée - Ibn Chambas
Par Eugène SAHI
Publié le 10 novembre 2021 à 13:17 | mis à jour le 10 novembre 2021 à 13:17

En Guinée, la junte militaire au pouvoir dit non à l’arrivée de Mohamed Ibn Chambas, le médiateur régional pour la CEDEAO dans le pays.

Pourquoi Mamadi Doumbouya ne veut pas d'Ibn Chambas comme médiateur en Guinée

« La Conférence décide de nommer le Dr Mohamed Ibn Chambas, envoyé spécial en Guinée, dans le but de renforcer le dialogue avec les autorités de la transition et de favoriser la réussite d’un processus de transition dans les plus brefs délais », lit-on dans le communiqué qui a sanctionné la fin du sommet d’Accra en fin de semaine dernière.

Le Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, a aussitôt rejeté cette nomination de Mohamed Ibn Chambas en tant qu'envoyé spécial de la Cédéao pour la Guinée.

Dans une missive écrite juste après le troisième sommet extraordinaire de la Cedeao sur la Guinée et le Mali, qui s’est tenu le dimanche 7 novembre à Accra, le président du CNRD a invité Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Cedeao, à revoir sa copie. Dénonçant une nomination inopportune et pas urgente.

La priorité de Mamadi Doumbouya étant l’organisation d’élections consensuelles en Guinée. Le colonel Mamadi Doumbouya, estime que le choix d’un envoyé spécial de la CEDEAO n’est ‘’ni opportun, ni urgent dans la mesure où aucune crise interne, de nature à compromettre le cours normal de la transition, n’est observée’’

La décision de la junte a été saluée par le président du Bloc Libéral qui estime que les militaires ont bien fait de récuser l’envoyé spécial de la CEDEAO.

Faya Millimono affirme que l’organisation sous-régionale devrait discuter de cette question au préalable avec les forces vives de la nation avant de désigner Mohamed Ibn Chambas.

Avant le refus de la Guinée de recevoir l’avocat ghanéen Chambas, le Mali avait viré l’envoyé spécial de la Cedeao accusé de comploter contre le régime des colonels à Bamako.


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