RTI chassée du meeting du FPI: 11 syndicats de média menacent

Des agents de la RTI chassés d'un meeting, l'ISMCI monte au créneau
Par K. Richard Kouassi
Publié le 05 février 2020 à 18:25 | mis à jour le 05 février 2020 à 19:16

La RTI a été éconduite lors du meeting organisé par le Front populaire ivoirien (FPI), le samedi 1er février 2020 à la place Ficgayo de Yopougon. Les agents de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), présents pour la couverture de l'évènement, ont été chassés par les militants. Suite à cette situation, l’Intersyndicale du secteur des médias en Côte d’Ivoire (ISMCI), qui regroupe l’ensemble des 11 syndicats des médias publics et privés ivoiriens, a dénoncé le traitement réservé à ces journalistes.

Des agents de la RTI chassés d'un meeting, l'ISMCI monte au créneau

L'information a circulé sur la toile le samedi 1er février 2020. Des agents de la RTI, assurément indésirables, ont été refoulés au meeting du FPI. En effet, la foule ne supportait pas la présence de l'équipe de reportage du média d'État. Les militants du Front populaire ivoirien ont intimé l'ordre au caméraman de descendre du podium et de quitter les lieux.

Le président du comité d'organisation, Koné Boubacar et Franck Anderson Kouassi, secrétaire général adjoint, ont tenté de faire entendre raison aux militants, mais ils se sont heurtés à un refus catégorique. Dans un communiqué publié le mercredi 5 février 2020, l’Intersyndicale du secteur des médias en Côte d’Ivoire a mis "en garde les organisations politiques de quelque bord que ce soit, contre toute agression des travailleurs des médias".

L'organisation "exhorte ces groupements politiques de façon impérative, à faire en sorte que ce genre d’actes ne se répète plus jamais". L'ISMCI demande au gouvernement ivoirien "de tout mettre en œuvre pour identifier et sanctionner les auteurs de ces actes d’agression" perpétrés contre les agents de la RTI.

Par ailleurs, Sam Wakouboué, le porte-parole adjoint de l'intersyndicale, a invité "les journalistes ivoiriens et tous les travailleurs des médias à plus de solidarité envers leurs camarades agressés en pareille situation en boycottant désormais et séance tenante dans un élan commun, la couverture médiatique des évènements pendant lesquels leurs collègues sont agressés de quelque manière que ce soit".


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