Cherté du transport: Le ministre Amadou Koné avoue son impuissance

Amadou Koné, ministre des Transports
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 05 mai 2021 à 12:08 | mis à jour le 05 mai 2021 à 12:08

En Côte d'Ivoire, la hausse inexpliquée du coût du transport interurbain, est l'une des préoccupations quotidiennes des populations. Le ministre Amadou Koné, qui a évoqué le sujet dans une récente émission diffusée sur Life Tv, a indiqué que l' Etat ivoirien ne saurait contraindre les transporteurs à baisser leurs coûts.

Amadou Koné (ministre des Transports) : "Nous sommes dans un pays libéral"

Un véritable aveu d'impuissance. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier les propos du ministre ivoirien des Transports, tenus, lundi, lors d'une émission télévisée. Le ministre Amadou Koné a indiqué que le gouvernement ne peut contraindre les transporteurs à baisser les coûts du transport, comme souhaité par les populations. Amadou Koné évoque la thèse du modèle économique de la Côte d'Ivoire qui est un système libéral.

« En ce qui concerne le transport interurbain où les prix fluctuent, c'est des négociations que nous pouvons mener. Il est impossible pour l'État de fixer les prix", a dit, impuissant, le membre du gouvernement. "Nous sommes dans un pays libéral, c’est le choix que nous avons fait depuis le Président Félix Houphouët-Boigny. On estime que c’est la concurrence qui améliore la qualité des services d’une part et qui fait que les coûts baissent. Nous devons encourager le maximum de concurrence », a expliqué le ministre Amadou Koné.

Le ministre des Transports a toutefois rassuré que l' Etat dispose d'un dispositif au ministère du Commerce afin de lutter "contre les cartels". "C’est des choses sur lesquelles on continue de travailler. Il faut qu’il n’y ait pas des justifications d’augmentations qui n’existent pas. Le prix du pétrole dont on parle à plusieurs reprises, devrait être augmenté par l’État à un certain niveau. Mais ça n’a pas été fait. Pendant la Covid-19, nous avons bloqué le prix du pétrole. Nous essayons de ne pas alourdir les charges et d’être en position de négocier et au besoin, de saisir la commission de la concurrence pour que le dialogue permette aux prix de baisser », a rassuré Amadou Koné.


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