Soro Guillaume dénonce un "traquenard judiciaire" contre sa personne

Soro Guillaume dénonce un
Par K. Richard Kouassi
Publié le 25 novembre 2021 à 16:01 | mis à jour le 25 novembre 2021 à 16:01

Soro Guillaume a été convoqué par la juge française Sabine Khéris le mercredi 24 novembre dans le cadre de la plainte déposée contre l'ancien président de l'Assemblée nationale par Michel Gbagbo. Peu après la réaction de ses avocats, le fondateur de GPS (Générations et peuples solidaires) a ouvertement dénoncé un "traquenard judiciaire" contre lui.

Soro Guillaume remercie ses avocats

Courant juin 2012, Michel Gbagbo a déposé une plainte contre Soro Guillaume auprès de la justice française pour des faits de "enlèvement, séquestration, traitement inhumain et dégradant" commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Arrêté au Palais présidentiel en même temps que son père Laurent Gbagbo, le professeur de criminologie a été ensuite transféré à la prison de Bouna.

Mercredi 24 novembre 2021, on a appris que Soro Guillaume a été convoqué par la juge Sabine Khéris. "Je vous convoque pour procéder à votre première comparution, dans une information ouverte pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivis d’une libération avant le 7e jour. Je vous invite à vous présenter le 24 novembre2021 à 15:00 à mon Cabinet Bureau I 13-31 - Ascenceur IGH-SUD au tribunal judiciaire de Paris - Parvis du Tribunal de Paris", a-t-elle signifié.

Soro Guillaume s'est prononcé sur cette affaire à travers un tweet. "Pourquoi mon petit doigt me dit qu’il y’a une fumée politique et une collusion entre Abidjan et Paris dans ce traquenard judiciaire? Je vous le dis mon petit doigt se trompe rarement. N’arrive à l’homme que ce que Dieu permet! Merci à mon conseil d’avocats", a laissé entendre l'ex-chef rebelle.

Il faut noter que les avocats du patron des soroistes ont déposé un recours en nullité. Selon eux, "la procédure s'inscrit en violation des règles de droit international coutumier, en particulier l'immunité de juridiction dont bénéficient les organes et représentants légaux de l'État pour les actes réalisés dans leurs fonctions".


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