Coups d'État au Burkina et Mali : Bazoum doit-il craindre ?

Coups d'État au Burkina et Mali : Bazoum doit-il craindre ?
Par K. Richard Kouassi
Publié le 31 janvier 2022 à 13:37 | mis à jour le 17 février 2022 à 09:49

Le pouvoir de Mohamed Bazoum est-il menacé après les coups d'État qui ont frappé le Burkina Faso et le Mali ? Dimanche 30 janvier 2022, le président de la République du Niger a fait face à une vive protestation de la population nigérienne, qui dénonce la corruption et l'impunité dans le pays.

Niger : Vives contestations contre le pouvoir de Mohamed Bazoum

Depuis le dimanche 23 janvier 2022, le Burkina Faso a tourné la page Roch Marc Christian Kaboré. Le pays de Thomas Sankara a connu un autre coup d'État qui a installé au pouvoir le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Un autre pays de l'Afrique de l'Ouest, le Mali, avait emboité le pas aux Burkinabè en mai 2021. En effet, Assimi Goïta avait renversé le président de la transition Bah Ndaw. C'était le deuxième coup d'État en moins d'un an.

Au moment où la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) maintient la pression sur les militaires au Burkina Faso et au Mali, le Niger est secoué par des manifestations contre le pouvoir de Mohamed Bazoum. Le président du Niger est critiqué par ses compatriotes. Ces derniers dénoncent l'impunité et la corruption. Ils ont tenu à se faire entendre le dimanche 30 janvier 2022 tout en réclamant le retrait sans délai des bases militaires françaises.

La situation au Niger inquiète dans la mesure où les coups d'État au Burkina Faso et au Mali occupent encore l'actualité. Laurent Bigot, un diplomate français, a expliqué au site Sputnik que la Côte d'Ivoire et le Niger pourraient connaitre des coups d'État. "Ce sont deux pays qu’il faut surveiller, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce sont des gouvernements illégitimes, car les élections sont bidonnées, de plus leur gouvernance est désastreuse. Avec la pression sécuritaire, cela déclenche des situations explosives", a-t-il déclaré.


Il est allé plus loin en affirmant que les dirigeants de ces deux pays "sont des autorités politiques qui ne s’occupent pas de leur pays et de leurs populations. Les gouvernants ne pensent qu’à s’en mettre plein les poches. La conjonction entre la fraude et la mauvaise gouvernance déclenche ces crises ».


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