Bénin: La présence de cellules djihadistes, signalée au nord du pays

La présence jihadistes signalée au nord du Bénin
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 14 juin 2021 à 23:11 | mis à jour le 14 juin 2021 à 23:11

Au Bénin, un récent rapport d'enquête, présenté par le chercheur Kars de Bruijne, spécialisé sur les conflits au sein de l’Institut des relations internationales de Clingendael, aux Pays-Bas, fait état de la présence de cellules jihadistes dans le nord du pays, notamment dans les régions proches des pays sahéliens.

Terrorisme : Le Bénin dans le viseur des jihadistes

À l'instar de plusieurs autres pays de la sous-région ouest-africaine, le Bénin n'est pas à l'abri de la menace djihadiste. Selon un rapport d'enquête, présenté par le chercheur hollandais Kars de Bruijne et cité par Le Monde Afrique, des groupes armés terroristes, seraient logés dans le nord du pays, principalement dans les régions proches du Sahel dont le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

« Il existe suffisamment de preuves pour suggérer que la présence de VEO est un problème plus important pour le Bénin qu’on ne l’avait supposé jusqu’à présent. Différentes cellules VEO sont présentes au Bénin, bien que temporaires, transitoires et souvent de nature limitée », mentionne le rapport.

« Il n’y a pas encore de collusion claire entre les agents impliqués dans la violence communautaire et les intérêts des VEO », ajoute le rapport, qui précise qu’« il existe des dynamiques très dangereuses dans les zones frontalières du Bénin, en particulier entre l’Est du Burkina et l’Atacora ainsi que Dosso au Niger et l’Alibori ».

« Malgré le message qui donne à réfléchir de ce rapport sur les niveaux plus élevés de violence communautaire dans le nord du Bénin, la présence régulière, mais transitoire de VEO et les dangers très réels aux frontières, ce rapport suggère qu’il existe encore une marge de manœuvre politique pour empêcher les débordements vers le nord du Bénin », a indiqué Kars de Bruijne.

En février dernier, le patron du renseignement extérieur français, Bernard Emié, lançait une alerte au sujet d'un projet d'expansion du groupe terroriste Al Quaïda dans le golfe de Guinée, en particulier en Côte d'Ivoire et au Bénin.


Si le gouvernement ivoirien a annoncé avoir pris les mesures idoines quant à une éventuelle attaque terroriste dont la Côte d’Ivoire serait la cible, les autorités béninoises, fait remarquer Beninweb Tv, ont plutôt gardé le silence sur le sujet, laissant ainsi augmenter la crainte des Béninois concernant une infiltration djihadiste.


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