Mali: L'effectif des Forces françaises réduit de 5000 à 2500 soldats

Mali
Par Eugène SAHI
Publié le 10 juillet 2021 à 23:31 | mis à jour le 10 juillet 2021 à 23:31

Barkhane au Mali - De 5 100 soldats aujourd'hui, l'effectif de l'armée française passera à environ 3000 soldats. Dans la foulée, la France va fermer ses bases au nord du Mali

Mali: L'Opération Barkhane quitte Gao pour Niamey

Le président Emmanuel Macron a informé, vendredi 9 juillet à la sortie d’un sommet virtuel du G5 Sahel, une alliance politico-militaire visant à lutter contre les groupes djihadistes dans cette région, que les troupes françaises allaient se retirer. L’annonce avait déjà été faite il y a quelques semaines, mais plusieurs détails ont été donnés.

Un mois après l’avoir acté en conseil de défense, le président de la République a présenté les grandes lignes du plan de retrait partiel des quelque 5 100 soldats français de l'opération Barkhane, déployés au Sahel depuis 2014.

Selon le chef de l’Etat français, le commandement opérationnel des forces françaises sera progressivement transféré du quartier général malien de la force Barkhane à Gao à Niamey, la capitale du Niger, d’où sera notamment coordonnée l’action de la task force européenne Takuba « dans un périmètre élargi ».

La présence dans la capitale nigérienne, Niamey, où sont aujourd’hui stationnés les drones Reapers et la plupart des avions de chasse, sera «musclée», a ajouté Emmanuel Macron, sans détailler. Cet accent mis sur les moyens aériens, correspond à l’une des deux missions attribuées à la nouvelle opération française.

La réduction des effectifs satisfait en partie des citoyens parmi eux plusieurs réclament un départ définitif de Barkhane. À Bamako comme dans certaines régions du pays, il y a eu de nombreuses manifestations pour le départ des forces étrangères, notamment celle de la France.

« Je pense que c’est une bonne chose car les militaires français sont là depuis longtemps et cela n’a pas eu d’impact positif. S’ils partent, peut-être que des gens qui veulent se battre pour de vrai, sans faire de politique et sans exploiter nos richesses, viendront nous aider », explique un commerçant à Africanews.


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