Haine en ligne Côte d’Ivoire : Encore de bonnes nouvelles

Les discours de haine en ligne
Par Eugène SAHI
Publié le 22 janvier 2022 à 15:05 | mis à jour le 22 janvier 2022 à 15:05

Une tendance baissière est observée au sujet des discours de haine en ligne depuis le début de l’année, annoncent les observateurs d’Internews Côte d’Ivoire.

Les discours de haine en ligne passent de 110 à 105 entre le 6 au 12 janvier 2022

Et un peu moins de discours de haine cette semaine encore sur Facebook ! Du 6 au 12 janvier 2022, les observateurs d’Internews Côte d’Ivoire ont relevé une nouvelle baisse de -5% alors que l’échantillon monitoré est resté inchangé (218 profils, pages et groupes Facebook).

De 110 à 105 discours de haine en ligne, une légère baisse enregistrée en une semaine mais qui est de bon augure. En effet, la tendance à la baisse observée depuis le début de l’année se poursuit. Et pour cette nouvelle période d’observation, deux catégories de propos haineux font de même. Il s’agit des injures/diffamations (68) et des animalisations (19).

Les propos xénophobes/injures identitaires, menaces, attaques contre des communautés et propos sexistes/injures sexuelles sont quant à eux en hausse. Les derniers cités représentent d’ailleurs 8 % du total des commentaires et publications à caractère haineux collectés entre le 6 et le 12 janvier.

A côté, les quatre catégories restantes se font de plus en plus rares. Aucun vœu/souhait macabre, délation, justification de la violence/apologie de la haine et incitation au meurtre/à la révolte n’a été relevé, bien que la politique soit le sujet principal des échanges. Plus précisément, la question des sanctions infligées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a été la seule discutée essentiellement sur les pages (99 %) et dans les groupes (1 %).

L’observation des discours de haine en ligne est une activité du Programme Transition et Inclusion Politiques (PTI) en Côte d’Ivoire, financé par USAID et mis en œuvre par le National Democratic Institute (NDI), Internews et une coalition d’organisations de la société civile ivoirienne.




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