Urgent Burkina Faso : Tentative de coup d'Etat en cours

Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré face à un Coup d'Etat
Par Patrice Dama
Publié le 23 janvier 2022 à 08:55 | mis à jour le 23 janvier 2022 à 09:47

Le Burkina Faso est confronté à une tentative de coup d'État ce dimanche matin. Des tirs nourris sont entendus dans différents camps militaires du pays depuis au moins 4 heures du matin.

Que se passe-t-il au Burkina Faso ?

Les habitants de Ouagadougou se sont réveillés ce matin avec des tirs d'armes lourdes et automatiques. Ces tires sont essentiellement entendues dans les camps militaires Sangoulé Lamizana, celui de Ouahigouya mais aussi à Faya depuis 4h du matin.

Il faut noter qu'une partie de la population burkinabé demande la démission du président Roch Marc Christian Kaboré sous la gouvernance de qui le terrorisme a commencé à dominer complètement le Burkina Faso.

Hier samedi, des milliers de Burkinabés ont tenté de marcher contre le régime du Président Roch Marc Christian Kaboré dont la démission est réclamée pour son incapacité à pacifier le pays. Des groupes islamistes armés terrorisent les populations. On compte au moins 2 000 morts et 1,4 million de déplacés dans le pays depuis 2015.

La manifestation d'hier a été dispersée par les forces de l'ordre sans ménagement. La police a utilisé la force pour disperser les manifestants dans certaines parties du centre-ville de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Avant la tenue de cette marche, un décret interdisant toutes manifestations avait été pris. Entre 2000 à 3000 manifestants avaient essayé de défier cette mesure avant d'être dispersés par la police.

Burkina Faso : un mouvement d'humeur ?

Une source à la Présidence du Burkina Faso confirme les tirs entendus dans les différents endroits cités plus haut tout en démentant un coup d'État. Ce serait plutôt des mouvements d'humeur au sein des différentes casernes militaires.

Sauf que dans ce pays, tout commence par des mouvements d'humeur pour se muer en coup d'État. L'ancien Président Blaise Compaoré avait fait face à une révolte populaire avant que l'armée ne s'empare du pouvoir. Avec les manifestants dispersés hier samedi ainsi que la coupure des réseaux sociaux dans le pays, tout peut vite malgré le calme revenu dans la matinée suite à des négociations entre hauts gradés et les auteurs des tirs.



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