Mutinerie au Burkina : Ce que réclament les soldats en colère

Mutinerie au Burkina : Ce que réclament les soldats en colère
Par K. Richard Kouassi
Publié le 23 janvier 2022 à 13:13 | mis à jour le 23 janvier 2022 à 14:36

La mutinerie au Burkina Faso livre peu à peu ses secrets. Selon une information fournie par le site Courrier Confidentiel, les soldats en colère exigent le départ immédiat du directeur général de l'Agence nationale de renseignements et s'insurgent contre leur mauvais équipement.

Mutinerie au Burkina : Les soldats dénoncent leur mauvais traitement

Une mutinerie au Burkina Faso a suscité de nombreux commentaires le dimanche 23 janvier 2022. Le camp Sangoulé Lamizana, le camp Guillaume Ouédraogo et la base aérienne ont été le théâtre de tirs nourris. On a appris également que d'autres camps du pays ont été touchés.

À en croire Courrier Confidentiel, les mutins réclament le départ immédiat du directeur général de l'Agence nationale de renseignements. Les soldats dénoncent aussi "le mauvais équipement des soldats, la mauvaise prise en charge des blessés et des familles des victimes dans la lutte contre le terrorisme". Notre source précise que les mutins ne réclament pas "pour le moment". Toutefois, une source militaire fait savoir que "la donne pourrait changer" avec le temps.

Safiatou Lopez Zongo, la présidente du Cadre de consultation des OSC, affirme pour sa part que contrairement aux rumeurs, "le président Roch Marc Christian Kaboré n'a pas été arrêté, comme les complices de certains militaires auteurs de cet égarement veulent le faire croire". Elle soutient aussi que des individus ont tenté sans succès de libérer le général Djinguere.

"Nous sommes dans une République et la République dispose des moyens nécessaires pour contrer ce genre d'égarements. Merci aux unités spéciales et aux autres corps qui se sont montrés républicains", a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Roch Marc Christian Kaboré est au pouvoir depuis le 25 décembre 2015. Il a été élu pour un premier mandat à l'élection présidentielle de 2015 avec 53,49 %. En 2020, il est réélu pour un second mandat à la tête du Burkina Faso.




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