Grand P écœuré par la mort de M’mah Sylla, violée par des médecins

Grand P écœuré par la mort de M’mah Sylla, violée par des médecins
Par K. Richard Kouassi
Publié le 23 novembre 2021 à 09:04 | mis à jour le 23 novembre 2021 à 09:04

Droguée et violée par des médecins à Conakry, M'mah Sylla, une jeune Guinéenne de 25 ans est décédée le samedi 20 novembre 2021 à Tunis, la capitale Tunisienne. La triste nouvelle a été livrée par l'ONG (Organisation non gouvernementale) "Mon enfant ma vie". L'artiste-chanteur Grand P est très affligée par cette disparition.

M'mah Sylla décédée en Tunisie, Grand P affligé

"Nous avons le regret d'annoncer que notre combattante M'mah Sylla, la jeune fille qui a été victime de viol par des médecins et ensuite opérée par ces derniers pour la faire avorter, est décédée ce soir à Tunis après une 7e opération qu'elle a subie cette semaine", a déclaré l'ONG "Mon enfant ma vie".

La pauvre jeune dame s'était rendue dans une clinique dans la commune de Matoto, dans la capitale Conakry, notamment à Enta. Elle a été droguée puis violée par des médecins sans scrupule et sans vergogne. Ces individus ont ensuite décidé de l'opérer pour la faire avorter.

"C'est avec une grande émotion que j'apprends le décès de M'mah Sylla, la femme qui avait été violée par des soi-disant médecins dans une clinique de la banlieue de Conakry, décédée à Tunis après avoir subi une 7ème opération. Dans une grande désolation, je présente mes condoléances à la famille et prie le tout puissant Allah que la défunte aille au paradis", a déclaré Grand P, qui s'était rendu au chevet de cette dame à Conakry avant qu’elle ne parte à Tunis pour les soins. Le chanteur guinéen a par ailleurs appelé "l’autorité guinéenne à prendre toutes les mesures pour que les coupables répondent de leur forfaiture".

On apprend aussi que sur instruction du Premier ministre guinéen Mohamed Béavogui, le ministre de la Justice a accéléré l'enquête relative à cette affaire. Dans un communiqué, le parquet du tribunal de première instance rapporte que trois médecins, en l'occurrence Patrice Lamah, Daniel Lamah et Sébory Cissé ont été inculpés et placés en détention à la Maison centrale de Conakry, après avoir été entendus.


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